Marie Noël est le pseudonyme de Marie Rouget.
Elle naît en 1883 à Auxerre.

Ses parents sont cousins germains. Son père est
professeur de philosophie ; son parrain, inspecteur de Lettres.  
Sa famille, amie des humanités, a soin d’instruire la petite fille
qui, de santé fragile, suit une scolarité taillée à la mesure de la
 situation. C’est à cette période que la fillette commence en
secret à composer des poèmes pour ses poupées, Les Chansons de
 Cendrillon. La jeune fille continue à créer toujours pour elle seule.
Mais deux mentors, son parrain : Raphaël Périé et son médecin : docteur Page, vont successivement en 1910 et en 1920 intervenir en faveur de la révélation de ces textes dans La Revue des deux mondes et chez l’éditeur Sansot. Ainsi, entre dans le monde de la littérature une poétesse passionnée dont le chant mélodieux s’élance, joyeusement ou tristement, vers les cieux.
Les décennies défilent à la cadence des temps modernes.
Marie lit, prie, écrit aux soirs sombres des guerres comme aux aurores claires de paix.
Elle aime son cousin, son prochain, l’humanité entière. Mais nul passant ne s’arrête définitivement dans sa maison, rue Milliaux. Le célibat, lui, y élit domicile. La demoiselle se dévoue corps et âme, dans sa vie et dans son œuvre à cet Autre qu’elle adore sous les traits du Christ. Elle subit dans ce compagnonnage amoureux autant d’exaltations mystiques que de crises religieuses transcrites dans les Notes intimes.

Les années passent au gré des multiples publications.
Elle connaît le succès et les honneurs de ses pairs.
Elle meurt en 1967 à Auxerre.                                                                                             © C. Claude
          ©  Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne : Marie Noël devant le tableau de Mac Avoy, Auxerre

Biographie