En 1920, aux lendemains d’une guerre mondiale et de conflits intérieurs, Marie Noël effectue une cure de repos à Bellevue où elle rencontre une jeune fille qui souffre, elle aussi, de lassitude et de mélancolie. Elle compose à son intention un florilège de textes qu’elle collecte au gré de ses cueillettes livresques : citations d’auteur, exercices d’écriture, recettes de cuisine, remèdes de grand-mère, sentences de morale, scènes des Évangiles, chansons d’autrefois, poèmes d’aujourd’hui. Elle annote ainsi quatre carnets aux couleurs des saisons. L’écriture terminée, elle quitte sa compagne de convalescence sans lui remettre les feuillets manuscrits. Ceux-ci ne semblent pas lisibles en l’état. Ils sont donc corrigés à de multiples reprises, et ce jusqu’à la mort de la poétesse.
Livre inédit qui respecte l’esprit de Marie Noël et la lettre des versions originales, cet Almanach pour une jeune fille triste propose, tout comme les Notes intimes, un recueil de pensées écrites page après page pendant une année. Il invite à (re)découvrir le bonheur dans la simplicité du quotidien.
Édition établie et présentée par Chrystelle Claude.
Desclée de Brouwer.
Juin 2011.
• Parutions
             La poésie et les proses de Marie Noël (nom de plume de Marie Rouget, 1883-1967) sont un sommet de la littérature spirituelle française du XXème siècle. D’abord marqué e par une naïveté franciscaine (Les Chansons et les Heures en 1920, Le Rosaire des joies et Les Chants de la Merci en 1930), cette œuvre sut exprimer la peine d’une âme troublée, dont la révolte ne céda que lentement le pas à l’espérance. Les recueils (Chants et psaumes d’automne, 1947 ; Chants d’arrière-saison, 1961 ; Chants des Quatre-temps, 1972), les Contes (1945) et les Notes intimes (1959) disent le tragique de l’existence humaine et d’une Création traversée par « Bien et Mal ensemble ». Les « Bourguignonneries » du Cru d’Auxerre (1967) témoignent aussi, malgré tout, de l’ « esprit follet, malicieux et rieur qui joue à travers ses pensers ».
            Première monographie consacrée à la vie et à l’œuvre de la poétesse d’Auxerre (1883-1967), La Neige qui brûle de Raymond Escholier parut en 1957.
            Raymond Escholier (1882-1971), homme de culture entreprenant (il fut conservateur de la maison de Victor Hugo, puis du Petit Palais), mais surtout riche d’une expérience d’écrivain et de biographe, travailla avec le consentement et la collaboration de l’auteur. Dans son ouvrage, il mêla biographie et analyse pour retracer la poétique de Marie Noël.
             Pour rédiger la préface de la présente réédition, Gabrielle Cavallini a dépouillé les quelques 2500 lettres qui composent la correspondance entre Marie Noël et Raymond Escholier, récemment ouverte aux chercheurs ; elle analyse la genèse de cet ouvrage écrit au fil d’une relation d’amitié, de connivence d’esprit et d’émulation intellectuelle. Textes inédits et iconographie complètent cette redécouverte.   
Texte présenté et repris par
Gabrielle Cavallini.
Association Marie Noël
Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne.
Mai 2011.
Actualités

Invitation Prix Marie Noël 2012.pdf
• Prix de poésie
Dany Moreuil est la lauréate du Prix Marie Noël 2012 pour son recueil de poèmes Opulences, publié aux éditions L’Arbre à paroles.
Les élèves de la quatrième 6 du Collège Denfert Rochereau proposent, eux, une lecture à plusieurs voix d’un florilège de textes noëliens.

Ces deux contributions auront lieu à la maison de Marie Noël à l’occasion du Printemps des poètes et du Prix de poésie Marie Noël.
Les élèves des secondes 3 et 7 du Lycée Jacques Amyot proposent une micro exposition consacrée aux Chansons de Marie Noël.
• Exposition et lectures

• Conférence

Chrystelle Claude participera au colloque La Vierge Marie

dans la littérature française : Entre foi et littérature à l’Université

de Bretagne-Sud, Lorient, les 30 mai et 1er juin 2013.

Elle donnera la conférence suivante : « Notre Dame,

inspiratrice de Marie Noël ».


                                                   

• Lecture

Chrystelle Claude participera au Salon-dédicace du Livre, organisé par l’Association des écrivains croyants, le samedi 27 avril 2013 de 14 à 19 heures à la Mairie du VIè arrondissement de Paris, Place Saint Sulpice.  Elle proposera la lecture d’un florilège de textes noëliens, extraits des Notes intimes et de l’Almanach pour une jeune fille triste.  Elle sera notamment aux côtés de Colette Nys-Mazure et de Christophe Henning.


• Présentation

Jeanne-Marie Baude présentera son ouvrage sur les Notes intimes avec Annie Wellens le mercredi 17 avril 2013 à 18 heures dans les locaux des éditions du Cerf : 24 rue des Tanneries, 75 013 Paris, M° Glacière.  Cette présentation sera suivie d’un échange


• Conférence

Xavier Galmiche présentera la correspondance entre Marie Noël et l’abbé Mugnier lors du séminaire « L’écrivain catholique », le jeudi 28 Mars 2013 à 17h30 en Sorbonne Nouvelle. Bibliothèque Georges Ascoli, 17 rue de la Sorbonne, Esc. C, 2ème étage.


• Parution

Jeanne-Marie Baude, Notes intimes, novembre 2012, Editions Cerf, collection l’Abeille. Les « Notes intimes » de Marie Noël (1883-1967), l’un des plus grands poètes catholiques français, ont été publiées huit ans avant sa mort. Jusqu’à une date récente, on les subordonnait généralement à l’œuvre poétique.
Jeanne-Marie Baude met en évidence la singularité et la richesse de ces Notes. Elles ne cessent de surprendre par leur « âpre suc », qui inquiétait l’auteur, effrayée elle-même par l’audace de ses pensées. Leur grandeur et leur force proviennent de cette audace, servie par la vigueur d’une prose libérée des conventions, et qui passe de la vivacité familière ou de l’humour noir à la gravité ou à la ferveur.
Les lecteurs d’aujourd’hui, qu’ils soient croyants ou non, seront sensibles à cette voix fraternelle qui s’interroge, dans la solitude, sur le sens de l’existence. Distance par rapport aux conformismes, exploration des limites, et surtout ardeur d’une foi qui reste fidèle jusque dans le doute : ces « Notes intimes » tiennent le lecteur constamment en éveil tant par leur beauté que par leur profondeur spirituelle.